CONSTRUIRE & MOBILISER

Objectif : Faire changer les lois et les politiques publiques pour mieux protéger les enfants contre les violences. Faire du plaidoyer avec nos partenaires auprès des institutions et des décideurs politiques.


CAMELEON est membre de plusieurs réseaux de défense des droits de l’Enfant pour que la lutte contre les violences envers les enfants soit une priorité politique et stratégique.

Notre réseau pour mutualiser les compétences et expertises

Stop aux Violences Sexuelles est une association qui vise à éradiquer les violences sexuelles avec une stratégie de santé publique de type vaccinale. Nous assistons chaque année à leurs assises internationales pour échanger autour des bonnes pratiques et des dernières études sur les violences sexuelles, en France et à l’étranger.

Le COFRADE (Conseil français des associations pour les droits de l’enfant) a pour objectif de veiller à la bonne application de la Convention relative aux droits de l’Enfant en France et fait du plaidoyer en ce sens. CAMELEON fait partie de ce réseau qui fédère 53 associations intervenant dans tous les domaines relatifs aux droits de l’Enfant. Nous participons aux groupes de travail et aux Débats d’adolescents qui visent à sensibiliser les enfants à leurs droits et à favoriser leur participation aux débats publics.

La Voix de l’Enfant fédère 80 associations pour l’écoute et la défense de tout enfant en détresse quel qu’il soit, où qu’il soit. Elle intervient dans près d’une centaine de pays pour apporter aux enfants en France et dans le monde des conditions de vie leur permettant de se développer et de s’épanouir dans un environnement respectueux de leurs droits d’enfant.

CAMELEON apporte au réseau son expertise sur la situation des droits de l’Enfant en France et aux Philippines, notamment sur le sujet des violences sexuelles commises à l’encontre des enfants. Ce partenariat permet d’interpeller les pouvoirs publics sur des revendications communes telles que l’instauration d’une présomption de non-consentement des mineurs aux rapports sexuels avec des adultes ou encore la généralisation sur le territoire national des unités d’accueil pédiatrique pour les enfants en danger (UAPED).

Assises 2020 Stop aux Violences Sexuelles

Colloque du Centre de Victimologie pour Mineurs sur les cyberviolences

Evénement pour les 30 ans de la CIDE : De La Convention aux Actes

Nos recommandations

Axe 1. Sensibilisation aux droits de l’enfant et lutte contre les violences : prévenir

  • Rendre obligatoire des séances d’information et de prévention sur la CIDE et les droits de l’Enfant en milieu scolaire et périscolaire pour que les enfants connaissent leurs droits et soient mieux protégés contre les violences
  • Renforcement des moyens des Protection Maternelle Infantile (PMI) et de la médecine scolaire pour dépister les violences
  • Modération obligatoire des espaces virtuels pour les jeunes avec des référents formés sur les enjeux de cyberviolences et soutien aux programmes de prévention par les jeunes eux-mêmes
  • Campagnes nationales et outils de communication pour sensibiliser le grand public et les jeunes sur les droits de l’Enfant, les violences faites aux enfants et la cyberpédocriminalité
  • Multiplication des lieux d’accueil Parents-Enfants pour soutenir la parentalité, sensibiliser aux droits de l’Enfant, aux méthodes éducatives non-violentes et à la prévention des violences sexuelles

Axe 2. Protection et soins pour les victimes de violences sexuelles : accompagner et soutenir

  • Reconnaissance du fait d’avoir été victime de violence sexuelle même si la culpabilité de l’agresseur.e n’a pu être établie (ou inconnu), avec protocole de soins / réparation pris en charge à 100%
  • Inclure des modules de sensibilisation aux violences sexuelles dans les cursus de formation des professionnel.le.s des secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de la police, notamment pour faire connaître les phénomènes d’emprise, d’amnésie et les conséquences psychotraumatiques
  • Généralisation des UAPED et garantie de délai de traitement / d’audition en cas de plainte ou signalement

Axe 3. Renforcement de l’arsenal législatif et policier : sanctionner

  • Instaurer une présomption de non-consentement sexuel à 15 ans (18 ans en cas d’inceste ou handicap).
  • Augmenter les moyens financiers et humains des enquêteurs spécialisés sur la cyberpédocriminalité, notamment pour l’investigation préliminaire (OCRVP, Brigade de protection des mineurs, Pharos…) et renforcer les mesures d’extraterritorialité
  • Lutter contre la culture pédocriminelle dans les discours et la représentation des mineurs (images, objets, textes, réseaux sociaux…) en lien avec des instances de régulation et des sanctions pour les producteurs / consommateurs et intermédiaires (hébergeurs, plateformes de commerce en ligne…)
  • Examen du retrait de plein droit de l’autorité parentale en cas de violences graves et/ou répétées au sein de la famille, avec une investigation de l’ensemble de la fratrie (notamment en cas d’inceste)

Lire aussi le manifeste auquel adhère CAMELEON, contre l’impunité des crimes sexuels de Mémoire traumatique et victimologie.

Chiffres-clés 2019

 

Témoignage

« En 2018, j’ai croisé le chemin de Laurence Ligier et j’ai eu envie d’apporter un coup de pouce à CAMELEON dont l’action est déterminante pour la protection et la reconstruction des enfants/adolescents victimes de violences sexuelles. Pour faire avancer les choses, il faut être en capacité de travailler de concert entre instances publiques, privées et associatives, sur la base d’une vision partagée.» Lire la suite

– Florence Provendier, députée des Hauts-de-Seine et membre de Conseil Administratif de CAMELEON

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